Aujourd’hui, j’aimerais parler avec vous de running – toujours – mais aussi et surtout d’un petit plus apporté par sa pratique: la gestion des émotions négatives 🙂

Ile Sainte Marguerite

Comme je vous le disais dans mon premier article running, j’ai commencé à courir l’année de mon BAC, pour canaliser mon stress et faire le point sur mes révisions. C’est également cette année-là que j’ai participé à mon premier atelier de sophrologie. Depuis, j’ai également eu l’occasion de pratiquer le yoga et le Pilates (dans sa version douce). L’un des mes objectifs pour 2016 est d’ailleurs de reprendre en club – et donc de manière plus régulière – l’une de ces activités, afin de compléter efficacement la partie running de ma pratique sportive. Car que serait un corps en forme sans un esprit clair et concentré ?

C’est d’ailleurs l’objet de cet article, puisque je souhaite partager avec vous de quelle manière j’utilise le running pour canaliser et gérer mes émotions négatives et ressortir « plus forte » des épreuves du quotidien. Encore une fois, il s’agit simplement de mon ressenti personnel, je ne suis pas une experte, mais j’ai souvent pu constater les effets positifs d’une bonne pratique du running sur la gestion des émotions négatives. Alors, comment bien s’y prendre ?

Ile Sainte Marguerite
La première chose que j’ai apprise en sophrologie, c’est la conscience de son corps, et l’importance qu’elle peut avoir au quotidien. Bien sûr, il ne s’agit pas de s’écouter à outrance au point de ne plus faire grand chose, mais plutôt de comprendre comment on fonctionne afin de mieux adapter ses entraînements à ses besoins personnels. La respiration est d’ailleurs un excellent exemple de cette pratique. En respirant lentement et profondément, on prend plus facilement conscience du trajet effectué par l’air lorsqu’il entre dans notre corps et en ressort. Cela paraît un peu pompeux dit comme ça, mais en pratique c’est quelque chose de tout simple et de très relaxant en soi. Sans entrer dans les détails scientifiques – dont je ne connais pas tous les secrets – inspirer au maximum et expirer ensuite très lentement fait partie des techniques de relaxation les plus efficaces que j’ai pu tester en sophrologie. Ce n’est pas très compliqué à faire, mais trois séries inspiration-expiration suffisent amplement à se détendre et à se recentrer avant un événement important.

L’autre technique que j’utilise beaucoup et que je couple au running, est un reste de ma pratique du Pilates, et consiste à prendre conscience de la position que l’on prend. C’est un peu étrange, mais une fois que l’on a pris l’habitude de se tenir droit et relaxé afin de ne pas exercer de tensions inutiles sur ses muscles au quotidien, cela devient très vite naturel. J’avais toujours une tendance à me tenir de travers, et à privilégier mon confort personnel plutôt que les effets négatifs que pourrait avoir ma position sur mon corps sur le long terme. Le Pilates m’a fait prendre conscience que si je ne me plaçais pas correctement, je n’arriverais jamais à rien, que ce soit dans la pratique de cette activité ou dans d’autres. Le simple fait de me tenir bien droite durant les exercices m’a permis de réaliser l’apport réel du Pilates. C’est d’ailleurs un peu pareil pour le yoga, et cela explique aussi pourquoi je préfère le pratiquer avec un professeur: j’ai trop peur de mal me positionner !

Ile Sainte Marguerite
Venons-en maintenant à la question essentielle de cet article, comment coupler ces petites astuces à votre pratique du running afin de gérer au mieux vos émotions négatives ? J’utilise beaucoup la respiration avant de partir courir, cela me permet de faire le point sur ce qui ne va pas et dont je souhaite me débarrasser définitivement durant ma sortie. Je fixe donc en quelque sorte mes objectifs ! Vous pouvez facilement ajouter un peu de respiration à votre échauffement, cela ne l’allongera pas énormément puisque quelques minutes – bien employées – suffiront amplement ! Durant ma course, je ne perds pas de vue ma position. Ce n’est pas parce qu’on n’est pas toujours très élégante lorsqu’on court – à bout de souffle et en sueur sur la fin par exemple – que l’on ne peut pas se tenir droite. J’avais énormément de points de côté lorsque j’ai débuté, et corriger ma position m’a beaucoup aidée !

Courir permet d’avoir l’esprit plus clair: les idées se remettent en place, se hiérarchisent d’elles-mêmes. C’est toujours très agréable au retour d’une course, lorsque je m’aperçois que mes problèmes ont plus ou moins trouver leur solution, et que rien n’est finalement « grave ». Je parle ici de problèmes légers bien évidemment, car la respiration est surtout la clé pour la gestion du stress. Bien se préparer et se concentrer avant de partir courir permet de mieux lâcher prise durant la course. Lorsque vous revenez à la « réalité » après votre entraînement, les difficultés sont alors bien souvent plus faciles à surmonter.

Pour ce qui est de la colère, je construis mes séances totalement différemment. Je m’échauffe bien, car je sais que je vais vouloir me dépasser pour calmer mon énervement. Ensuite, j’utilise la méthode de la visualisation, que la sophrologue avec qui je pratiquais employait très souvent. Il s’agit de visualiser votre colère soit à travers une personne – le plus simple – soit à travers un objet, ou même une couleur symbolique. Je visualise donc ma colère de cette façon, et je cours en la gardant en objectif. En général, le mental fait que je cours bien plus vite, et souvent aussi bien plus longtemps qu’à l’accoutumée. Le meilleur point se situe au moment où vous voyez cette colère s’éloigner et disparaître. Je me demande alors bien souvent pourquoi je lui accordais tant d’importance alors qu’elle est si petite à présent…

Ile Sainte Marguerite

Bien sûr, il ne s’agit pas d’un univers d’idéal, où un bon run permettrait de tout remettre en place et d’obtenir la paix dans le monde. Mais ces techniques sont très efficaces, notamment sur les problèmes du quotidien, car elles permettent de faire la part des choses. Bien souvent, j’ai donné moins d’importance à certains de mes problèmes après m’être défoulée de la sorte, et je me suis aperçue qu’au fur et à mesure, ils disparaissaient d’eux-mêmes. Ce type d’exercices marche sûrement très bien avec d’autres sports – qu’ils soient doux ou plus dynamiques – mais j’ai choisi de vous parler du running car c’est celui que je pratique !

Et vous, vous vous servez du running pour gérer vos émotions négatives ? Quels sont vos trucs et astuces pour être plus zen dans votre vie de tous les jours ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités