Souvent, la nuit, dans ce demi sommeil si familier, je me surprends à replacer les murs de ta maison, puis chacun de tes meubles, chacun de tes tableaux, juste pour m’assurer que je n’oublie rien. J’ai cette impression que la mémoire a cette drôle de faculté à enfouir les souvenirs si on ne les ranime pas régulièrement. J’ai souvent peur d’oublier trop vite, de perdre les détails, et de n’avoir au bout du chemin plus que des morceaux de rien, juste de la poussière d’étoile. Lire la suite